Le système de circulation océanique clé de la Terre montre des signes d'effondrement

Un courant océanique critique, vital pour réguler le climat de la Terre, s'affaiblit à un rythme alarmant, selon une étude récente.

Ce courant, connu sous le nom de circulation méridionale de renversement de l'Atlantique (AMOC), joue un rôle essentiel dans l'équilibre des températures, notamment dans l'hémisphère nord.

Cependant, une étude publiée dans Nature Geoscience le 18 novembre révèle que l’AMOC décline plus rapidement qu’on ne le pensait, ce qui pose de sérieux risques climatiques.

L'AMOC fonctionne comme un tapis roulant géant, transportant l'eau chaude et salée du golfe du Mexique vers l'Europe. À mesure que l’eau se déplace vers le nord, elle se refroidit, devient plus dense et coule, entraînant davantage d’eau chaude dans le courant. Ce processus distribue non seulement la chaleur à travers le globe, mais contribue également à stabiliser les conditions météorologiques.

Pour des régions comme l’Europe occidentale, cela signifie des hivers plus doux et des climats plus prévisibles. Sans ce courant, des changements importants dans les conditions météorologiques et les écosystèmes pourraient se produire.

De nouveaux modèles climatiques montrent que la fonte des glaces du Groenland et de l'Arctique canadien aggrave le problème. L’afflux d’eau douce et plus légère en provenance de ces régions empêche l’eau plus dense et salée de couler et ralentit le courant.

Selon Live Science, Laurie Menviel, paléoclimatologue à l'Université de Nouvelle-Galles du Sud, a noté : « Il a été difficile d'obtenir des estimations précises de l'eau de fonte, mais ce modèle montre que l'impact est significatif. »

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Effets climatiques catastrophiques à l’échelle mondiale d’ici 2040

La recherche suggère que si le réchauffement climatique se poursuit au rythme actuel, l’AMOC pourrait s’affaiblir d’un tiers d’ici 2040.

L’étude est importante car elle va au-delà des modèles précédents en intégrant l’effet de l’eau de fonte. Cette eau douce supplémentaire a été négligée dans de nombreuses études antérieures. « Les résultats suggèrent que nous devons nous attendre à un déclin de l'AMOC plus rapide que ce que prévoyait le GIEC », a déclaré Stefan Rahmstorf, océanographe de l'Institut de Potsdam pour la recherche sur l'impact climatique.

L’effondrement potentiel de l’AMOC aurait des conséquences mondiales catastrophiques. Un ralentissement pourrait entraîner des hivers plus froids en Europe, des tempêtes plus intenses sous les tropiques et des perturbations des écosystèmes comme la forêt amazonienne. En outre, les zones qui dépendent de conditions météorologiques stables, comme l’agriculture et les ressources en eau, pourraient être confrontées à des conditions extrêmes. La fonte rapide des glaciers et des calottes glaciaires, notamment au Groenland, pourrait aggraver la situation et provoquer de nouvelles perturbations.

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