Les régimes à base de plantes pourraient purifier l’air en réduisant les émissions de gaz à effet de serre

Et s’il existait un moyen simple de lutter contre le changement climatique tout en améliorant votre santé ?

Selon des recherches récentes, la réponse se trouve peut-être dans votre assiette. En adoptant une alimentation à base de plantes, vous pouvez non seulement réduire vos émissions de gaz à effet de serre, mais également augmenter votre apport en composés bénéfiques pouvant vous protéger des maladies chroniques.

Dans cet article, nous explorerons comment manger davantage de plantes peut avoir un double impact sur l’environnement et la santé humaine.

Les régimes à base de plantes réduisent les gaz à effet de serre

Une nouvelle étude publiée dans Nature Communications révèle que le passage à un régime alimentaire à base de plantes peut avoir un double bénéfice pour le climat.

Non seulement cela réduirait les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’agriculture de 61 %, mais cela permettrait également de restaurer davantage de terres à leur état naturel, ce qui pourrait éliminer jusqu’à 98,3 milliards de tonnes de dioxyde de carbone de l’atmosphère d’ici la fin du siècle.

Les chercheurs de l’Université de Leiden et d’autres institutions ont calculé que si les pays à revenu élevé adoptaient le « régime planétaire » EAT-Lancet, riche en aliments d’origine végétale et bon pour la santé humaine, ils auraient besoin de beaucoup moins de terres pour cultiver de la nourriture.

Cela libérerait de vastes zones de terres cultivées et de pâturages qui pourraient être réensauvages, ce qui signifie que les plantes et les arbres sauvages pourraient repousser et stocker du carbone dans leur biomasse et leur sol.

L’étude estime que la séquestration potentielle du carbone résultant du réensauvagement pourrait équivaloir à environ 14 ans d’émissions agricoles, ce qui constitue une contribution significative au maintien du réchauffement climatique en dessous de 1,5 degré Celsius.

Les auteurs soulignent également que le réensauvagement aurait de nombreux autres avantages pour la biodiversité, la qualité de l’eau, la pollution de l’air et le bien-être humain.

Le régime végétarien contribue à réduire les risques de maladies chroniques

Les avantages des régimes à base de plantes ne sont pas seulement environnementaux, mais également liés à la santé. De nombreuses études ont montré que manger plus de fruits, de légumes, de céréales, de noix et de légumineuses, et moins de produits d’origine animale, peut réduire le risque d’obésité, de diabète, de maladies cardiaques et de certains cancers.

L’une des raisons en est que les aliments à base de plantes sont riches en flavonoïdes, des composés phénoliques dotés de propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et anticancéreuses.

Les flavonoïdes sont également essentiels au développement et à la défense des plantes, et une étude récente publiée dans Chemical Research in Toxicology a mis en lumière la manière dont les enzymes humaines modifient les flavonoïdes de la même manière que les plantes.

Les chercheurs de l’Université métropolitaine d’Osaka et d’autres institutions ont analysé le métabolisme de trois flavonoïdes majeurs – la naringénine, l’apigénine et la génistéine – et ont découvert que les enzymes humaines les oxydent de la même manière que les enzymes végétales.

Cela suggère qu’il existe une relation étroite entre la biosynthèse et la biotransformation des flavonoïdes chez les plantes et chez les humains, et que ces composés pourraient avoir évolué pour bénéficier aux deux.

Les auteurs de l’étude espèrent que leurs résultats aideront à élucider la corrélation entre le métabolisme des flavonoïdes dans l’organisme et leurs bienfaits potentiels pour la santé.

Ils recommandent également de consommer davantage d’aliments contenant des flavonoïdes, comme le brocoli, le céleri et le tofu.

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