Les forêts et les plages de varech présentent des modèles de changement similaires à travers la Californie

Une nouvelle étude révèle le lien caché entre les forêts de varech du canal de Santa Barbara et ses plages de sable, et comment cette relation peut contribuer à conserver les écosystèmes côtiers.

Varech : une source vitale de nourriture et d’abri

Le varech est un type d’algue qui pousse dans les forêts sous-marines denses le long des côtes rocheuses. C’est une espèce fondamentale, ce qui signifie qu’elle fournit de la nourriture et un abri à de nombreux autres organismes marins, tels que les poissons, les crabes, les oursins et les loutres de mer.

Mais le varech n’est pas seulement important pour le monde sous-marin. Elle joue également un rôle crucial dans l’alimentation du réseau trophique des plages, car les frondes de ces algues se détachent et sont transportées vers le rivage par les vagues et les courants.

Ce processus, connu sous le nom de varech, n’est pas seulement un événement aléatoire, mais un mécanisme essentiel qui soutient la vie le long de ces côtes.

Une équipe de scientifiques, dirigée par l’UC Davis et l’UC Santa Barbara, a mené une étude de quatre ans pour étudier l’impact du varech sur l’écosystème de la plage.

Ils ont collecté et analysé des échantillons de varech, de sable et d’eau sur 11 plages le long du canal de Santa Barbara, et ont mesuré l’abondance et la diversité des organismes qui vivent sur ou à proximité de la plage, tels que les oiseaux de rivage, les insectes, les crabes et les vers.

Ils ont découvert que le varech constitue une riche source de matière organique et de nutriments pour la communauté balnéaire, et que la quantité et la composition du varech varient en fonction de la saison, de la météo et de l’emplacement.

Ils ont également découvert que le varech influence les propriétés physiques de la plage, telles que la température, l’humidité et les niveaux d’oxygène du sable.

La connexion Kelp-Beach : un trésor caché

Les chercheurs ont été surpris par l’étendue et la complexité de la connexion entre les varech et la plage, qu’ils ont décrite comme « l’harmonie invisible » entre ces deux écosystèmes.

Ils ont découvert que le varech soutient un réseau alimentaire diversifié et productif qui comprend non seulement les organismes qui consomment ou décomposent directement le varech, mais également ceux qui s’en nourrissent, comme les oiseaux de rivage et les poissons.

Ils ont également découvert que le varech agit comme un engrais naturel, enrichissant le sable en azote et en phosphore, essentiels à la croissance des plantes.

Cela profite à son tour à la végétation qui stabilise la plage et fournit un habitat à la faune.

De plus, le varech aide à modérer la température et l’humidité du sable, créant ainsi un environnement plus favorable aux organismes qui y vivent.

Les chercheurs ont estimé que le varech contribue à environ 16 % du carbone organique total et à 25 % de l’azote total de l’écosystème de la plage, ce qui en fait une source importante d’énergie et de nutriments.

Ils ont également calculé que le varech supporte environ 40 % de la biomasse totale et 35 % de la richesse totale en espèces de la communauté balnéaire.

Implications pour la conservation et la gestion

Les résultats de l’étude, publiés dans les Actes de l’Académie nationale des sciences, ont des implications significatives pour la conservation et la gestion des écosystèmes côtiers.

Les chercheurs suggèrent que les forêts de varech et les plages devraient être considérées comme des habitats interconnectés plutôt que isolés, et que des stratégies devraient être développées pour les protéger dans leur ensemble.

Par exemple, en restaurant et en maintenant des forêts de varech saines, les bénéfices peuvent se répercuter sur les plages, améliorant ainsi la biodiversité et la résilience des écosystèmes.

À l’inverse, en prévenant ou en réduisant les impacts humains sur les plages, tels que la pollution, l’érosion et le développement, la qualité et la quantité de varech peuvent être préservées, soutenant ainsi le réseau trophique des forêts de varech.

Les chercheurs soulignent également l’importance de l’éducation et de la sensibilisation du public à la valeur et à la fonction du varech, car de nombreuses personnes peuvent le percevoir comme une nuisance ou un gaspillage.

Ils espèrent que leur étude pourra aider les gens à apprécier la beauté et la complexité de la connexion varech-plage et les inciter à prendre soin de ces écosystèmes côtiers.

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