Des inondations extrêmes dans le nord-est de l'Inde et au Bangladesh entraînent de nombreux décès et des déplacements massifs

Les États du nord-est de l’Inde et le Bangladesh ont continué de subir les plus fortes pluies de mousson torrentielles, provoquant des inondations catastrophiques qui ont tué au moins six personnes et déplacé plus d’un million de citoyens.

Des pluies torrentielles incessantes ont submergé des villages et coupé des routes, alors que des opérations de secours urgentes se déroulent. Dans le même temps, les autorités ont du mal à faire face à une situation qui évolue rapidement.

La colère de la nature : une région submergée

Cette année, les pluies saisonnières de la mousson sont arrivées en Asie du Sud avec un déluge sans précédent, faisant des ravages dans l'État indien d'Assam et dans la division de Sylhet au Bangladesh.

Le bilan des morts s'élève à 38 depuis la mi-mai, quatre décès récents s'ajoutant à ce triste bilan.

Le Bangladesh a eu sa part de chagrin avec deux décès, dont un réfugié rohingya, suite à des glissements de terrain déclenchés par de fortes pluies.

Aujourd'hui, la division de Sylhet au Bangladesh est le pire champ de bataille de la fureur de la nature, selon l'administrateur du gouvernement Abu Ahmed Siddique, avec plus de 1,3 million de personnes aux prises avec les inondations – beaucoup sont toujours bloquées, attendant l'aide – alors qu'elles ont submergé leurs maisons et leurs infrastructures.

Le changement climatique : un facteur aggravant

Les experts tirent la sonnette d’alarme sur le rôle du changement climatique dans l’aggravation et la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes comme celui-ci.

Une mousson de plus en plus imprévisible et intense – qui contribue en moyenne à 70 à 80 pour cent des précipitations annuelles de la région – arrive.

Cette année, la mousson a été à la fois source de vie, apportant de l’eau, et destructrice, mettant à l’épreuve la résilience de millions de personnes.

Alors que la région est confrontée à ce désastre, le monde se voit une fois de plus rappelé à l'ordre dans lequel il doit faire face à la crise planétaire. Le comportement modifié de cette mousson est un indicateur avancé des changements environnementaux plus vastes qui se produisent à travers la planète, et pour lesquels une action à l'échelle mondiale est devenue impérative.

Enfin, les inondations en Inde et au Bangladesh nous montrent à quel point la nature est une force imparable et à quel point le changement climatique peut faire des ravages s’il n’est pas pris au sérieux.

Les histoires de perte et de survie dans les eaux résonneront dans les années à venir, alors que les efforts de secours sont en cours et que les communautés se battent pour reconstruire, avec un discours plus excellent sur la politique environnementale et l'aide humanitaire.

Quelles sont les mesures de secours immédiates ?

Les régions les plus touchées par les inondations sont le nord-est de l'Inde et le Bangladesh. Des efforts de secours coordonnés sont en cours.

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies fournit une aide alimentaire d’urgence en distribuant des biscuits enrichis à plus de 23 000 familles et en préparant de l’argent liquide pour aider 48 000 ménages.

Le Fonds CEDAR a promis une somme de près de 35 600 dollars américains pour un effort de secours qui comprend de la nourriture, des articles d'hygiène, des comprimés de purification de l'eau et des subventions en espèces.

Pour ces raisons, l’UNICEF a également réagi en distribuant des jerrycans, des comprimés de purification d’eau et des kits d’hygiène pour prévenir les maladies d’origine hydrique et assurer l’accès à l’eau potable aux enfants touchés et à leurs familles.

Il s’agit d’efforts discrets visant à garantir que les besoins critiques des personnes déplacées soient satisfaits et que la douleur provoquée par la catastrophe naturelle soit atténuée.

Comment les communautés locales peuvent-elles contribuer aux efforts de secours ?

À cet égard, les communautés locales peuvent jouer un rôle essentiel dans le renforcement des efforts de secours aux sinistrés des inondations en Inde et au Bangladesh. Elles peuvent mobiliser des soutiens en sensibilisant les populations à la crise et aux besoins des populations touchées.

Ils servent physiquement en s’impliquant volontairement auprès d’ONG et d’autres organisations humanitaires pour distribuer du matériel de secours, fournir des services de santé et participer à des opérations de sauvetage.

L’organisation de collectes de vivres, d’eau, de vêtements et de trousses de premiers secours peut être d’une aide précieuse pour les personnes dans le besoin. Le versement d’argent à des organisations qui ont établi un certain niveau de confiance permet de répondre avec souplesse aux divers besoins de la population touchée.

L’implication de la communauté va au-delà de la phase initiale de secours et s’étend à des efforts de relèvement plus permanents, comme la reconstruction de maisons et d’infrastructures, qui sont essentielles à la réhabilitation à long terme.

Dans une telle adversité, l’action collective des communautés locales constitue une force puissante qui fournit une assistance à court et à long terme à nos semblables.

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L'équipe Pacte Climat

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