Les usines captent plus de carbone les week-ends, lorsque la production industrielle diminue et que moins de personnes font la navette

Les plantes sont les alliées naturelles de l’Homme dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ils absorbent le dioxyde de carbone de l’atmosphère et l’utilisent pour croître et produire de l’oxygène. Et si les plantes pouvaient faire encore plus pour contribuer à réduire l’effet de serre ?

Une nouvelle étude suggère que l’amélioration de la qualité de l’air pourrait renforcer la capacité des plantes à séquestrer le carbone et à atténuer le changement climatique.

Le lien entre la pollution de l’air et la photosynthèse

L’étude, publiée dans la revue Trends in Plant Science, a utilisé un modèle informatique pour estimer l’augmentation de la photosynthèse à l’échelle mondiale depuis la révolution industrielle.

Les chercheurs ont constaté que la photosynthèse a augmenté de 30 %, principalement en raison de l’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone dans l’air, qui agit comme engrais pour les plantes.

Cependant, l’étude a également révélé qu’un autre facteur affectant la photosynthèse est la pollution de l’air.

Plus précisément, les chercheurs se sont concentrés sur les particules d’aérosol, qui sont de minuscules gouttelettes solides ou liquides en suspension dans l’air.

Les aérosols peuvent provenir de sources naturelles, telles que la poussière, le sel marin et les éruptions volcaniques, ou d’activités humaines, telles que la combustion de combustibles fossiles, l’agriculture et l’industrie.

Ceux-ci peuvent avoir des effets à la fois positifs et négatifs sur la photosynthèse, selon leur taille, leur composition et leur emplacement.

D’une part, les aérosols peuvent disperser et réfléchir la lumière du soleil, réduisant ainsi la quantité de lumière qui atteint les plantes. Cela peut limiter le taux de photosynthèse et la croissance des plantes.

D’un autre côté, les aérosols peuvent également refroidir le climat en réfléchissant une partie du rayonnement solaire entrant vers l’espace. Cela peut profiter aux plantes en réduisant le stress causé par les températures élevées et la perte d’eau.

Les aérosols peuvent également augmenter la fraction diffuse de la lumière solaire, qui est la partie de la lumière qui atteint les plantes de toutes les directions, plutôt que directement du soleil. Cela peut améliorer la photosynthèse en permettant à plus de lumière de pénétrer plus profondément dans la canopée végétale et d’atteindre plus de feuilles.

L’effet net des aérosols sur la photosynthèse dépend de l’équilibre entre ces effets positifs et négatifs, qui peuvent varier selon les régions et les saisons.

Les chercheurs ont estimé que la réduction de la pollution par les aérosols augmenterait la quantité de lumière solaire disponible pour les plantes de 0,5 à 2,5 %, selon l’emplacement.

Cela se traduirait par une augmentation de la photosynthèse de 0,2 % à 1,4 % et une augmentation de la séquestration du carbone de 0,1 % à 0,7 %.

Le potentiel de séquestration du carbone par les plantes

La séquestration du carbone est le processus de capture et de stockage du carbone dans des réservoirs à long terme, tels que les sols, les roches ou les océans.

La séquestration du carbone par les plantes est un moyen naturel et rentable d’éliminer le dioxyde de carbone de l’atmosphère et de réduire sa concentration.

Les plantes séquestrent le carbone de deux manières : en le stockant dans leur biomasse (comme les tiges, les feuilles et les racines) et en le transférant au sol par le biais des chutes de litière, des exsudats racinaires et de la décomposition.

Les chercheurs ont estimé que la séquestration mondiale actuelle du carbone par les plantes est d’environ 3,1 gigatonnes de carbone par an, ce qui équivaut à environ 29 % des émissions de carbone d’origine humaine.

En améliorant la qualité de l’air et en augmentant la lumière solaire disponible pour les plantes, les chercheurs ont prévu que la séquestration du carbone par les plantes pourrait augmenter de 0,03 à 0,21 gigatonnes de carbone par an, ce qui équivaut à environ 0,3 à 2 % des émissions de carbone d’origine humaine. .

Bien que cela puisse sembler une légère augmentation, les chercheurs ont souligné qu’elle est comparable au potentiel de séquestration du carbone d’autres solutions proposées, telles que la reforestation, la bioénergie et le biochar.

De plus, les chercheurs ont souligné que l’amélioration de la qualité de l’air aurait de multiples avantages pour la santé humaine, la biodiversité et les services écosystémiques, en plus d’améliorer la séquestration du carbone par les plantes.

Les chercheurs ont également suggéré que certaines régions pourraient avoir un potentiel de séquestration du carbone par les plantes plus élevé que d’autres, en fonction du climat local, de la végétation et des conditions du sol.

Par exemple, ils ont souligné que les terres arides, qui couvrent environ un tiers de la surface terrestre, pourraient être transformées en puits de carbone efficaces en créant des combinaisons idéales de plantes, de microbes du sol et de types de sol pour faciliter un processus biogéochimique naturel appelé oxalate. -voie des carbonates.

Ce processus implique la production d’oxalates par certaines plantes, qui sont ensuite consommées par certains microbes du sol, qui à leur tour excrètent des carbonates qui réagissent avec le calcium pour former des dépôts stables de carbonate de calcium dans le sol.

Les chercheurs ont conclu que l’amélioration de la qualité de l’air pourrait constituer une stratégie gagnant-gagnant pour améliorer la séquestration naturelle du carbone par les plantes et atténuer le changement climatique.

Ils ont appelé à davantage de recherche et de soutien politique pour explorer la faisabilité et l’efficacité de cette approche, et pour l’intégrer à d’autres mesures visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter au changement climatique.

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