La lumière artificielle attire les oiseaux dans les villes et augmente la mortalité, selon une étude

Chaque année, des millions d’oiseaux migrent à travers les continents et les océans, suivant les indications de la nature pour trouver de la nourriture, des aires de reproduction et des habitats adaptés.

Mais une nouvelle étude publiée dans la revue Nature révèle que la lumière artificielle nocturne (ALAN) attire bon nombre de ces oiseaux vers les villes et parfois vers leur mort.

L’étude estime qu’entre 365 et 988 millions d’oiseaux meurent chaque année aux États-Unis à cause de collisions avec des bâtiments, et que la majorité de ces décès surviennent la nuit.

Il a également identifié les régions et les espèces les plus vulnérables aux collisions et suggère des mesures de conservation pour réduire l’impact de l’ALAN sur les oiseaux.

L’attraction mortelle des lumières de la ville

Chaque année, des millions d’oiseaux migrent à travers les continents et les océans, suivant les indications de la nature pour trouver de la nourriture, des aires de reproduction et des habitats adaptés. Mais au cours de leur voyage, ils rencontrent un nouvel obstacle contre nature : la lumière artificielle la nuit (ALAN).

ALAN est le résultat d’activités humaines qui éclairent l’environnement extérieur avec diverses sources de lumière, telles que des lampadaires, des panneaux d’affichage, des gratte-ciel et des projecteurs.

Ces veilleuses peuvent interférer avec les rythmes naturels des oiseaux et autres animaux sauvages, perturbant ainsi leur horloge biologique, leur navigation, leur communication et leur comportement.

L’un des impacts les plus graves de l’ALAN sur les oiseaux est qu’il peut les attirer et les désorienter, en particulier lorsqu’ils volent la nuit ou dans des conditions de faible visibilité.

Les oiseaux qui utilisent les étoiles, la lune ou l’horizon pour s’orienter peuvent être déconcertés par les lumières vives et contrastées des villes, qui peuvent ressembler à des corps célestes ou à des points de repère.

En conséquence, les oiseaux peuvent s’écarter de leur trajectoire de vol normale, perdre le sens de l’orientation et finir par tourner en rond ou entrer en collision avec des structures éclairées, telles que des bâtiments, des tours et des lignes électriques.

Une étude récente publiée dans la revue Nature estime qu’entre 365 et 988 millions d’oiseaux meurent chaque année aux États-Unis à cause de collisions avec des bâtiments, et que la majorité de ces décès surviennent la nuit.

L’étude a également révélé que le taux de mortalité était plus élevé pour les oiseaux migrateurs que pour les oiseaux résidents, et que le risque de collision augmentait avec le niveau de pollution lumineuse dans la zone.

L’étude a utilisé les données du North American Breeding Bird Survey de l’US Geological Survey et du Audubon Christmas Bird Count, ainsi que des images satellite des lumières nocturnes, pour modéliser la relation entre l’abondance des oiseaux, la densité des bâtiments et la pollution lumineuse à travers la zone continentale des États-Unis. .

Les chercheurs ont identifié les régions et les espèces les plus vulnérables aux collisions et ont suggéré des mesures de conservation pour réduire l’impact de l’ALAN sur les oiseaux.

Que peut-on faire pour sauver les oiseaux ?

L’étude n’est pas la première à mettre en évidence la menace que représente l’ALAN pour les oiseaux. En fait, le problème est reconnu depuis des décennies et plusieurs initiatives ont été lancées pour sensibiliser et agir.

Par exemple, la Journée mondiale des oiseaux migrateurs, célébrée le 8 octobre de chaque année, a choisi le thème « Chantez, volez, planez – comme un oiseau ! » pour 2022, et vise à éclairer le côté obscur de la pollution lumineuse et ses effets sur la migration des oiseaux.

Il existe également des solutions pratiques qui peuvent être mises en œuvre pour réduire l’impact de l’ALAN sur les oiseaux, telles que :

  • Éteindre ou atténuer les lumières inutiles pendant les périodes de migration de pointe, en particulier du crépuscule à l’aube, et éviter les lumières orientées vers le haut ou clignotantes.
  • Utilisez des détecteurs de mouvement, des minuteries ou des boucliers pour contrôler la quantité et la direction de la lumière, et choisissez des ampoules de couleur chaude ou de faible intensité qui attirent moins les oiseaux.
  • Concevoir des bâtiments respectueux des oiseaux qui minimisent l’utilisation du verre, ou appliquer des motifs, des films ou des autocollants pour rendre le verre plus visible pour les oiseaux.
  • Créer ou restaurer des habitats naturels pour les oiseaux dans les zones urbaines, tels que des parcs, des jardins, des toits verts et des zones humides, et leur fournir de la nourriture, de l’eau et un abri.
  • Soutenir les efforts de recherche, d’éducation et de plaidoyer pour sensibiliser et promouvoir les meilleures pratiques pour réduire la pollution lumineuse et protéger les oiseaux.

En prenant ces mesures simples, nous pouvons contribuer à sauver des millions d’oiseaux de l’attraction mortelle des lumières de la ville et garantir qu’ils puissent poursuivre leur incroyable voyage dans le ciel.

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