Dubaï est à la tête du Moyen-Orient dans la lutte contre les problèmes climatiques et de pollution atmosphérique

Dubaï, hôte de la 23e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP28), est confrontée à un grave problème de pollution atmosphérique qui menace sa réputation de leader en matière d’énergie propre et de durabilité.

La ville, connue pour ses gratte-ciel, ses centres commerciaux et ses hôtels de luxe, possède l’une des pires qualités de l’air au monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les principales sources de pollution sont la combustion de combustibles fossiles, les tempêtes de poussière et les activités de construction.

Quelle est la pollution de l’air à Dubaï ?

Selon l’OMS, la concentration annuelle moyenne de particules fines (PM2,5) à Dubaï était de 64 microgrammes par mètre cube (µg/m3) en 2020, soit plus de six fois la limite recommandée de 10 µg/m3.

Les PM2,5 sont de minuscules particules qui peuvent pénétrer profondément dans les poumons et provoquer des maladies respiratoires et cardiovasculaires, ainsi qu’une mort prématurée.

Dubaï présente également des niveaux élevés de dioxyde d’azote (NO2), un gaz émis par les véhicules, les centrales électriques et les processus industriels. Le NO2 peut provoquer une inflammation des voies respiratoires, de l’asthme et une diminution de la fonction pulmonaire.

La concentration annuelle moyenne de NO2 à Dubaï était de 46 µg/m3 en 2020, soit plus du double de la limite recommandée de 21 µg/m3.

La pollution de l’air à Dubaï varie en fonction de la saison, de la météo et de l’emplacement. La pollution est généralement pire en hiver lorsque l’air est plus frais et plus stagnant, et en été lorsque les tempêtes de poussière sont plus fréquentes.

La pollution est également plus élevée dans les zones urbaines, où le trafic et la densité de population sont plus élevés, et dans les zones industrielles, où les émissions sont plus élevées.

Que fait Dubaï pour lutter contre le problème de la pollution de l’air ?

Dubaï, en tant qu’hôte de la COP28, a la responsabilité de montrer son engagement à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et à améliorer la qualité de l’air.

La ville a pris certaines mesures pour résoudre le problème de la pollution de l’air, telles que :

  • Investir dans les sources d’énergie renouvelables, telles que l’énergie solaire et nucléaire. Dubaï vise à produire 75 % de son électricité à partir de sources propres d’ici 2050.
  • Promouvoir les transports publics, tels que le métro, le tramway, le bus et le taxi. Dubaï vise à augmenter la part des déplacements en transports publics de 17 % en 2019 à 26 % d’ici 2030.
  • Mettre en œuvre des normes d’émission et des réglementations sur la qualité des carburants pour les véhicules et les industries. Dubaï vise à réduire les émissions de dioxyde de carbone du secteur des transports de 16 % d’ici 2021.
  • Améliorer le système de surveillance et de prévision de la qualité de l’air. Dubaï dispose de 13 stations de qualité de l’air qui mesurent les niveaux de divers polluants et fournissent des données et des alertes en temps réel au public.

Cependant, ces mesures ne suffisent pas à résoudre le problème de la pollution de l’air à Dubaï. La ville est encore confrontée à de nombreux défis, tels que :

  • La forte dépendance aux combustibles fossiles, notamment au gaz naturel, pour la production d’électricité et le dessalement. Dubaï consomme environ 120 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour, ce qui représente environ 80 % de sa consommation totale d’énergie.
  • L’urbanisation rapide et la croissance démographique augmentent la demande d’énergie, d’eau et de transports. La population de Dubaï devrait atteindre 5,2 millions d’habitants d’ici 2030, contre 3,4 millions en 2020.
  • Le manque de sensibilisation et d’engagement du public limite l’adoption de modes de vie et de comportements à faibles émissions de carbone. L’empreinte carbone par habitant de Dubaï est d’environ 15,7 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone, soit plus de trois fois la moyenne mondiale de 4,8 tonnes.

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