Chaos de mousson au Bangladesh : les glissements de terrain provoquent des dégâts, soulignant le besoin urgent de résilience climatique

Alors que la mousson renforce son emprise sur l'Asie du Sud, le Bangladesh est plongé dans l'état d'urgence en raison de glissements de terrain catastrophiques provoqués par des pluies torrentielles persistantes.

La nation, déjà vulnérable aux caprices du changement climatique, est confrontée à une sinistre répétition de la calamité de l’année dernière, avec un nombre croissant de morts et des milliers de personnes déplacées.

Camps de réfugiés rohingyas : un paysage de perte

Dans les régions vallonnées du sud-est du Bangladesh, les camps de réfugiés Rohingyas ont été les plus durement touchés. Les averses de la nuit ont provoqué des glissements de terrain qui ont balayé les camps, coûtant la vie à huit réfugiés rohingyas et à un ressortissant bangladais.

Ces camps, qui abritent près d’un million de personnes déplacées du Myanmar, sont perchés de manière précaire sur des collines déboisées, ce qui les rend vulnérables à de telles catastrophes. Les abris de fortune, construits à partir de bambous et de bâches, n'avaient que peu de chance de résister à l'assaut de la boue et des débris.

Alors que la pluie continue, la menace de nouveaux glissements de terrain se profile, provoquant des évacuations urgentes et une ruée vers la sécurité.

Sylhet : une région submergée et bloquée

Le quartier de Sylhet, réputé pour ses pittoresques jardins de thé, s'est transformé en zone sinistrée. Plus de 700 000 habitants sont bloqués à cause des inondations, et 500 000 autres sont touchés dans le district voisin de Sunamganj. La montée des eaux a forcé les gens à abandonner leurs maisons et à chercher refuge dans les écoles qui servent désormais d'abris de fortune.

Les efforts du gouvernement pour évacuer et apporter des secours battent leur plein, mais les pluies incessantes constituent un défi de taille pour ces opérations.

Les rivières gonflées, alimentées par le déluge et aggravées par les inondations en amont en Inde, menacent de provoquer une répétition des inondations de 2022, qui étaient parmi les pires jamais enregistrées.

La situation est désastreuse, le bureau météorologique prévoyant de nouvelles pluies abondantes dans les prochains jours. Le Bangladesh, pays deltaique bercé par les puissants fleuves du Gange et du Brahmapoutre, n'est pas étranger aux inondations. Cependant, la fréquence et l’intensité croissantes de ces événements soulignent les dures réalités du changement climatique et son impact sur les populations les plus vulnérables.

Quels sont les efforts de secours immédiats ?

À la suite des récents glissements de terrain au Bangladesh, déclenchés par les pluies incessantes de mousson, un effort de secours global a été rapidement mobilisé pour répondre aux besoins immédiats des populations touchées.

Le gouvernement, aux côtés des autorités locales, a lancé des évacuations massives, plaçant plus de 17 000 personnes en sécurité dans des abris de fortune, dont beaucoup sont des écoles reconverties pour loger les personnes déplacées par la catastrophe. Les opérations de secours sont en cours, les services d'urgence travaillant sans relâche pour atteindre les personnes coincées par les glissements de terrain et les inondations. Des équipes médicales sont sur le terrain et fournissent des services de santé essentiels pour prévenir la propagation des maladies d'origine hydrique, une conséquence courante de telles inondations.

Les organisations d'aide humanitaire, tant locales qu'internationales, distribuent activement de la nourriture et de l'eau potable pour atténuer le risque de faim et de déshydratation.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) met en œuvre des programmes « argent contre travail » visant à restaurer les moyens de subsistance et à réparer les infrastructures agricoles endommagées, offrant ainsi un double avantage : un soutien financier immédiat et une aide au redressement à long terme.

L'équipe spéciale de coordination humanitaire (HCTT) a présenté un plan de réponse humanitaire pour aider environ 784 000 personnes, en donnant la priorité aux groupes les plus vulnérables, notamment les enfants, les femmes et les personnes handicapées.

Les Nations Unies sont également intervenues en lançant un plan de réponse humanitaire qui recherche un financement de 53 millions de dollars pour répondre aux besoins des personnes touchées par les glissements de terrain et le cyclone Remal qui l'a précédé.

Pendant ce temps, le Département météorologique du Bangladesh émet régulièrement des avertissements de glissement de terrain pour les régions de Sylhet et Chattogram, exhortant les habitants des zones à risque à évacuer immédiatement.

Le Centre de prévision et d'alerte des inondations surveille de près les niveaux de la rivière, fournissant des prévisions à jour pour informer et préparer la population à d'éventuelles nouvelles inondations.

Ces efforts représentent une réponse concertée à une catastrophe naturelle d’une ampleur significative, reflétant l’urgence et l’ampleur des besoins humanitaires sur le terrain. À mesure que la situation évolue, ces mesures de secours devraient s'adapter et s'étendre, dans le but primordial de sauvegarder la vie humaine et de faciliter un rétablissement rapide pour les communautés touchées au Bangladesh.

Les glissements de terrain au Bangladesh nous rappellent brutalement le besoin urgent de résilience climatique et de préparation aux catastrophes.

Alors que le pays est aux prises avec la crise immédiate, les implications plus larges pour la politique climatique mondiale et l’aide humanitaire ne peuvent être ignorées.

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L'équipe Pacte Climat

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