L’est de l’Indonésie touché par un puissant séisme, au moins trois morts et des dizaines de blessés

L’Indonésie, un vaste archipel de plus de 270 millions d’habitants, est fréquemment frappée par des tremblements de terre, des éruptions volcaniques et des tsunamis en raison de sa situation sur ce qu’on appelle la « Ceinture de feu », un arc de failles sismiques autour du bassin du Pacifique.

Le mercredi 22 novembre, une série de tremblements de terre puissants et peu profonds ont secoué la partie orientale de l’Indonésie, sans que des dégâts ni des victimes ne soient signalés dans l’immédiat.

Les derniers tremblements de terre dans la mer de Banda

L’US Geological Survey (USGS) a indiqué qu’un séisme de magnitude 6,9 ​​a frappé une zone située à 341 kilomètres (211 milles) au sud-ouest de Tual, une ville côtière de la province des Moluques, à une profondeur de 10 kilomètres (6,2 milles).

Il a été suivi d’un autre séisme de magnitude 7,0 dans la même zone et de deux répliques de magnitude 5,1.

L’Agence indonésienne de météorologie, de climatologie et de géophysique (BMKG) a déclaré qu’il n’y avait aucun danger potentiel de tsunami, mais a mis en garde contre d’éventuelles répliques.

Les villageois des îles Tanimbar, un archipel peu peuplé de la mer de Banda, ont signalé de fortes secousses pendant quelques minutes, mais il n’y a pas eu de panique, a déclaré le porte-parole de l’Agence nationale d’atténuation des catastrophes (BNPB), Abul Muhari, dans un communiqué.

Il a indiqué que l’épicentre des séismes se trouvait près des îles Tanimbar, avec une population d’environ 127 000 habitants.

La mer de Banda fait partie de l’océan Pacifique située entre les îles de Sulawesi, Timor, Maluku et Papouasie. C’est l’une des mers les plus profondes du monde, avec une profondeur moyenne d’environ 7 000 mètres (23 000 pieds).

Le fond marin est parsemé de volcans actifs et de montagnes sous-marines qui font partie de la « Ceinture de Feu ».

Les défis de la gestion des catastrophes en Indonésie

L’Indonésie a une longue histoire de catastrophes naturelles dévastatrices, notamment de tremblements de terre et de tsunamis.

En 2004, un séisme de magnitude 9,1 dans l’océan Indien a déclenché un tsunami qui a tué plus de 230 000 personnes dans une douzaine de pays, la plupart dans la province indonésienne d’Aceh.

En 2018, un séisme de magnitude 7,5 et un tsunami qui a suivi à Sulawesi ont tué environ 4 340 personnes et déplacé plus de 170 000 personnes. Et en 2019, un séisme de magnitude 6,9 ​​à Java a tué au moins 331 personnes et en a blessé près de 600.

Le pays s’efforce d’améliorer son système de gestion des catastrophes, avec la création du BNPB en 2008 et l’adoption d’un plan national de gestion des catastrophes en 2010.

Le plan vise à réduire les risques de catastrophe, à améliorer les capacités de préparation et de réponse, et à promouvoir le relèvement et la réhabilitation.

Le BNPB se coordonne également avec les gouvernements locaux, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux pour fournir une aide humanitaire et un soutien aux communautés touchées.

Cependant, de nombreux défis et lacunes subsistent dans la mise en œuvre du plan, tels que le manque de ressources, d’infrastructures et de personnel, la répartition inégale des informations sur les risques de catastrophe et des systèmes d’alerte précoce, le faible niveau de sensibilisation et de participation du public, et les mécanismes complexes de coordination et de communication entre les différentes parties prenantes.

De plus, la pandémie de COVID-19 a ajouté un autre niveau de difficulté et de complexité aux efforts de gestion des catastrophes, car les protocoles de santé et de sécurité doivent être suivis lors de la fourniture de services de secours et de rétablissement.

La « ceinture de feu » indonésienne est une source à la fois de beauté et de danger, car elle crée des paysages époustouflants et une riche biodiversité, mais elle pose également des menaces constantes de catastrophes naturelles.

Le pays doit continuer à renforcer sa résilience et sa capacité d’adaptation pour faire face aux fréquents tremblements de terre et autres aléas, tout en garantissant le bien-être et la dignité de sa population.

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